J'ai besoin de la lune pour lui parler la nuit...

J'ai besoin de la lune pour lui parler la nuit...
Elle avait disparue, juste le temps d'une soirée, juste le temps de mes 18 ans. Elle est revenue comme pour me dire qu'un chemin était passé, qu'une page était tournée. Maintenant je suis grande, et je vous attends pour fêter cette grandeur. ça ne me réjouit pas beaucoup de me dire que maintenant je suis adulte, mais c'est ainsi et ça ne change rien à mon quotidien.

J'ai besoin de la lune
pour lui parler la nuit.
J'ai besoin du soleil
pour me chauffer la vie.
J'ai besoin de la mer
pour regarder au loin.
J'ai tant besoin de toi
tout à coté de moi.


J'ai besoin de la lune
Pour voir venir le jour
tant besoin du soleil
pour l'appeler la nuit
J'ai besoin de la mer
Tout a coté de moi
J'ai tant besoin de toi
pour me sauver la vie ...


j'ai besoin de mon père
pour savoir d'ou je viens,
Tant besoin de ma mère
pour montrer le chemin.

J'ai besoin du metro
pour aller boire un verre
tant besoin d'oublier
tant besoin de prières

J'ai besoin de la lune
pour lui parler la nuit.

J'ai besoin de la lune
pour lui parler la nuit.
Tant besoin du soleil
pour me chauffer la vie.
J'ai besoin de la mer
pour regarder au loin
J ai tant besoin de toi
tout a cote de moi...


J'ai besoin de la terre
pour connaître l'enfer
tant besoin d'un ptit coin
pour pisser le matin
j ai tant besoin d'amour
tant besoin tout les jours
J ai tant besoin de toi
tout à côté de moi

j ai tant revé d'un jour
de marché sous la lune
j ai tant revé d'un soir
au soleil de tes nuits
j'ai tant revé d'une vie
a dormir ce matin

J'ai besoin de la lune
pour lui parler la nuit
pas besoin de la mort
pour rire à mon destin

Manu Chao
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# Posté le samedi 10 mars 2007 12:20

Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:30

Au bout d'un moment, ça n'est plus vraiment drole...

Au bout d'un moment, ça n'est plus vraiment drole...
C'est une usure. Un rongeage d'os. De chaire. De coeur. Une répétition inlassable, entêtante, horripilante exaspérante. ça vous prend, ça vous jette. Par terre. Dans un coin. Contre un mur. Tête la première où entre les homoplate. Vous sentez ou vous ne sentez pas le coup venir, le coup partir. C'est récurrent. C'est incessant. Chaque fois on se relève, on se dit c'est pas grave, c'est la dernière fois, ça va s'arranger, ça va passer. Chaque fois ça revient. Chaque fois on retombe, on repleure, on est de nouveau transparent. Cette transparence qui m'a suivi depuis mon enfance chaque fois dans ces moments. Restaient alors les livres, ou ma tête. Venez pas me le reprocher. Ne vient pas me le reprocher. Maintenant je souffre trop de ses coups. Peut-être inconscients, peut-être pas physiques. Il n'empêche, c'est peut-être pire. Ce n'est pas contre nous, mais c'est de l'égoïsme pur. ça ne me fait plus rire. ça ne me fait pas rire. ça ne m'a jamais fait rire. Mais ça m'a toujours fait pleuré.

# Posté le jeudi 08 mars 2007 15:19

Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:30

Le train en marche

Le train en marche
Je me suis replongée dans le bain glacé du petit train trottinant. C'est dur de respirer dans l'eau, et quand c'est profond on cherche le fond, et quand c'est large on cherche les bords, histoire de souffler un peu, reprendre sa respiration, arreter son coeur qui se fatigue inutilement, à battre comme un dingue pour faire circuler de l'oxygène qui n'est pas présent dans les veines. Régulièrement le weekend on réussi à atteindre un bord, mais l'eau reste froide, le corps gelé. Parfois quelques amis viennent nous jeter un seau d'eau chaude dessus, alors on se sent pour un temps un peu réconforté. Mais les profs nous rappellent vite à l'ordre : il faut ressauter dans l'eau. On ne retrouve plus le fond. On ne retrouve plus l'air. On ne retrouve plus la chaleur. Si ce n'est dans un vague souvenir qui nous fait sentir encore plus amérement l'eau sale et froide qui nous colle à la peau, aux cheveux, au maillot, aux poumons, aux muscles et au cerveau. On ferme les yeux, on fait abstraction. Mais il faut nous imprégner, on nous donne des coups de pieds, on nous crie dessus. "Réveille-toi ! Ouvre les yeux ! C'est pas le moment de se noyer ! Concentre-toi ! Relève la tête ! Vous êtes tous en train de couler, vous êtes tous en train de couler !"

ça paraît si simple, mais parfois c'est un océan de difficultés.
Je suis un poisson rouge sans branchies et sans nageoires.

# Posté le mardi 06 mars 2007 13:34

Modifié le vendredi 16 mars 2007 16:46

Aller, je me décide à écrire sur le Québec

Retour d'un sublime voyage dans les immensités glacées et les rues enneigées. Retour d'un pays où l'hiver, le froid reigne, mais pas dans le coeur des Québécois, accueillants et drôles à souhait. Retour d'une escapade à dos de ski de fond et une autre à dos de raquettes indiennes, retour d'une découverte culinaire faisant agréablement grossir, retour d'une découvertes de gens simples, cools, pas stressés ni peureux, ouverts et généreux. Pour le reste, je vous expliquerai à l'oral, mes chers pitounes !!

Gros becs !!

Aller, je me décide à écrire sur le Québec

# Posté le mardi 27 février 2007 15:54

Modifié le jeudi 24 mai 2007 09:30

j'peux p't'être paraître naïve, désabusée ou de mauvaise foi, il n'empêche...

j'peux p't'être paraître naïve, désabusée ou de mauvaise foi, il n'empêche...
Je prône l'amitié. Tous les jours je me surprends à ne penser qu'à mon avenir sans faire attention aux gens qui m'entourent. Mais quel avenir suis-je en train de me construire? Je prépare mes sousous c'est ça? Et encore, même pas sûr, une chance sur combien de se casser la gueule, du haut des échelons de diplômes hein? Vous voulez savoir?
Mon avenir je suis en train de le flinguer.
En effet, ça me servira à quoi un bon boulot et de la thune, si je n'ai personne autour de moi pour rire, me soutenir et m'ouvrir l'imagination hein? Alors la vie serait d'un fade inimaginable. Je me plante gravement, voilà. Il faut que j'entretienne mes amitiés. Cela seul comptera.
Et dit comme ça, ça paraît tellement intéressé, et je me sens conne. Je vois des intérêts partout quand il s'agit d'êtres humains et de sentiments. Je ne profite pas assez de vous, j'en souffre, j'en crève, et là encore je remarque que j'utilise le mot "profiter". Qu'est-ce qu'il faut dire? "Je ne m'occupe pas assez de vous"? Là ça fait limite sauveuse de l'humanité qui ne fait pas assez don de sa présence libératrice et guérisseuse. Quand je dis "je ne m'intéresse pas assez à vous" on retrouve le mot intérêt. Quand je vous dit que le monde est pourri, le vocabulaire n'est lui même pas approprié...
Tout ça pour dire que je veux VIVRE, sans contraintes, sans me soucier de mon avenir. Je vous aime.

# Posté le mardi 06 février 2007 15:49