Sans dépendances, sans contraintes. Sans préoccupations. Vous êtes tous d'accord pour le dire non? Vaut mieux être libres que dépendants. Peu importe cette dépendance. J'essaie de vous expliquer, mais parce que je la cherche et je la prépare, ma liberté, et que je ne supporte pas qu'on ne la veuille pas, je passe pour la dernière des connes, la dernière des suce-boules et des chouchoutes à lunettes, (assise au premier rang de la classe) qui ne boit pas en dehors des soirées et qui ne fume pas. J'ai trop vu les marques de la soumission chez beaucoup de mes proches, les blessures qu'elle leur a laissés. Il n'y aurait que de la liberté si la soumission n'était pas si facile. Je meurs de constater comme il est facile de se laisser dériver. Je meurs de supporter ce qu'implique la privation des plaisirs. Mais je ne les prendrais meme pas pour des plaisirs. Ce qui peut m'empecher d'être libre ne peut être un plaisir. Il ne faut pas ce priver pour autant, et je ne pense pas le faire. Mais, quitte à passer pour une loufdu dégénérée, chiante et tyrannique, je continuerai de jouer ma fouine, à me mêler de ce qui ne me regarde pas et à tenter d'ouvrir les yeux de personnes qui me sont chères sur le bonheur que peut procurrer la liberté. On rêve tous de liberté, ou du moins il me semble. Les communistes, les anarchistes, les rêveurs, les opprimés, les jeunes, les indépendantistes, les vieux, les ouvriers, les écrivains, les peintres, les artistes en général, les philosophes, les politiques, les idéalistes, les utopistes, les fatalistes désabusés, les psychanalistes, les prisonniers, les bons vivants, les GENS... Vous plantez pas, s'il vous plait, c'est pour vous, c'est pour moi, c'est pour l'humanité, la tolérance, les ouvertures d'esprit... C'est pour que cesse la domination. La dépendance. C'est dur, c'est dur, ça s'entretient. Faut restreindre, faut supporter, mais un jour, on sera libérés.
Communiquer. Apprendre. Parler. Rire. Etre enfin libres, merde, enfin libres...