Les évanouissements passent et me fuient...

Desert intensif de tout sentiment et de toute réaction dans mon corps et dans ma tête. Les journées passent lentement, ennuyeusement. Que faire? Que dire? Que penser?

Je me repose certes mais dans un semi-coma inaltérable et casse-couille au possible. Le seul échappatoire au bouillonnement de mon cerveau c'est de voir mes amis, pour essayer de ne plus réfléchir ou du moins à des choses plus joyeuses. Le rire contre les larmes. "En rigolant pour faire semblant de n'pas pleurer" (Brassens).

L'ennui qui semble interminable. Des jours entiers d'ennui mortel. Je pourrais organiser des super pique-niques à la mer, mais qui inviter? Si seulement j'avais le courage de Lui parler alors les choses seraient surement plus simple. Malheureusement pour l'instant plusieurs évênements sont intervenus et m'empèche de savoir ce que je veux. Mon manque affectif n'est peut-etre pas dû à Son absence. et je l'aurais imaginer d'une plus grande envergure. J'ai envie de reporter cette affaire jusqu'à la fin de ma vie, comme toute les affaires sentimentales d'ailleurs. Je ne veux plus de romantisme, d'attachement et de prise de tête. Je veux du charnel et du superficiel, histoire d'éviter de pleurer. Malheureusement je ne suis pas en mesure d'être frivole et infidèle. J'ai une nature trop possessive. Tout ça me semble insurmontable. J'aimerais tellement que tout soit plus léger. Moins difficile a soutenir moralement et physiquement. Je pense que je devrais manger plus et arrêter de me lamenter sur mon sort qui n'est pas du tout a plaindre. Je devrais profiter du soleil. Voilà.
Les évanouissements passent et me fuient...
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# Posté le jeudi 05 avril 2007 15:28

des hauts des bas (lançoire)

des hauts des bas (lançoire)
Après une soirée vraiment agréable en compagnie de mes amis à jouer comme des fous au pouilleux déshabilleur puis au trou duc deshabilleur (pauline et moi à poil bien sur...), une nuit à parler chez le ptit carton. Matin moins difficile que ce que j'avais imaginé. A vrai dire les choses sérieuses sont arrivées après...

(C'était très agréable de peindre ma nouvelle table de nuit...)

Les très mauvaises nouvelles tombent comme des couteaux contre nos gorges blanches d'agneaux... Evidemment on ne s'y attends pas. Et évidemment ça fait mal, je ne sais même pas pourquoi je le dis... Je préfère pour l'instant ne pas y penser, mais ça va bien finir par me rappeler à l'ordre.

Vient ensuite le moment d'inattention plus long que d'habitude et voilà le bruit de verre brisé, les lunettes qui volent, le bruit de tôle froissée... L'arrêt flexe. Et le constat brutal et douloureux que l'on ne peut plus faire marche arrière. Ni marche avant. Droit dans le champ. On me rassure, on me dit que c'est rien. Mais déjà je sais que je mets mes parents dans une situation très inconfortable. Et puis je vois le sang sur sa main et là j'analyse lesgats... Et me laisse pénétrée petit à petit par l'idée que nous avons eut au fond beaucoup de chance. ça aurait pu être dramatique. Irréversible. Il ne s'agit heureusement que de "petits" dégats. Qu'est-ce qu'une voiture sinon un tas de ferraille? Je pfère me dire ça et oublier que j'ai mis deux vies humaines en danger....

On se maudit alors de ne pas pouvoir remonter le temps.
(Et puis aussi sauver la vie des gens que l'on sait condamnés....)


Photo : rien à voir, mais aujourd'hui j'ai besoin d'une belle image comme ça pour me redonner un peu de joie de vivre...

# Posté le lundi 02 avril 2007 12:59

Modifié le lundi 02 avril 2007 13:26

Découragée...

Découragée...
J'voulais faire un texte comme tout le monde mais ce cher vincent m'a filé un lien qui je ne sais par quel miracle s'est ouvert sur la page où je tapais ce soit disant texte. C'était pour dire des insanitées mais je vais quand meme recommencer. En plus court et moins lyrique.

J'aime les petits détails de la vie comme...
L'odeur de la première bouffée de fumée qui émane des JPS noires de mon père, le bruit des grains de riz qui dégringolent dans un verre, les couples de petits vieux qui rient et commentent les toiles dans les musées en se tenant par le bras, les peaux noires, les voix très graves, les guirlandes de lumière qui tamisent les chambres, les couettes bien épaissent, l'odeur des vétements de ma maman, déposer du vernis sur mes ongles et du labello sur mes lèvres, la couleur nuancée d'un pot de peinture que l'on ouvre sans secouer, les gouttes de pluies qui s'écrasent contre la vitre de ma chambre et qui font la course entre elles, ma maison en bois, les vieux doudous usés et rapiécés, le cinéma avec mon père, les grains de poussière qui dansent dans la lumière, le soleil sur une peau nue, les ombres projettées contre un objet qui les déforme, le froid sec du Québec, les flocons de neige qui tombent un par un, les étrangers qui parlent français avec leur délicieux accent, les démarchent biscornues des androgynes, les traits de crayons des dessinateurs de bande dessinée, les larmes chaudes qui glissent sur les joues froides, les champs de blé qui se meuvent dans le vent, les écorces rugueuses et protectrices des arbres centenaires ridés, l'odeur de naftaline des placards de ma grand'mère, les étoiles de la voute céleste, les roulades avec vous sur l'herbe de fresnel, vos dents blanches déployées en belles rangées quand il fait beau sur l'herbe à fresnel, la lecture interminable de belles utopies, les regards complices d'un ami, les sourires cajoleurs d'un inconnu, les bambous qui ont l'audasse de se dresser vers le ciel...

Je n'aime pas beaucoup les ruptures. Ni les scènes d'amour des films qui me mettent mal à l'aise. Je n'aime pas l'odeur de toutes les autres taffes de la cigarette allumée. Les vieux qui s'engueulent en faisant les courses au supermarché. Les voix nasillardes ou trop aigues. beaucoup d'autres choses...

# Posté le dimanche 01 avril 2007 13:06

Modifié le dimanche 01 avril 2007 13:21

bienvenido a tijuana... Tequila, sexo, maryjuana...

[...] ils vécurent ainsi sur le même bateau en évitant avec soin de s'apercevoir. Emily sentait nécessaire cette longue parenthèse pour éteindre, ou du moins diminuer ses ressentiments et remettre entre eux cette distance qui, parfois, permet au désir de renaître.

Emily était lasse que Cigogne la perçût comme un danger, d'être toujours à réclamer des instants partagés, à l'effrayer en jouant malgré elle le rôle de l'épouse accapareuse, assoiffée d'intimité. Marre, elle en avait marre de ces sensations récurrentes, dévalorisantes, de cette spirale d'irritations réciproques qui ruinait leur amour.


Alexandre Jardin
L'Ile des Gauchers (livre qui colle pile à l'évolution actuelle des choses, comme ça tombe bien...)

Raaaaaaaaaah j'arrive pas a foutre mon montage en ligne... Tant pis de toute façon il n'était pas terrible...
bienvenido a tijuana... Tequila, sexo, maryjuana...
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# Posté le lundi 26 mars 2007 14:16

Modifié le lundi 26 mars 2007 14:48

Et puis Lord Cigogne avait envie de culbuter sa femme, d'augmenter la fréquence de ces parties fines dont il était friand, de la turlututer jusqu'à en perdre haleine, par devant, par derriere, de la faire ululer tout son plaisir, dans des râles ininterrompus, lyriques, dignes des plus somptueuses envolées copulatoires.

Et puis Lord Cigogne avait envie de culbuter sa femme, d'augmenter la fréquence de ces parties fines dont il était friand, de la turlututer jusqu'à en perdre haleine, par devant, par derriere, de la faire ululer tout son plaisir, dans des râles ininterrompus, lyriques, dignes des plus somptueuses envolées copulatoires.
Depuis quand n'avaient-ils plus connu ce genre de séance enivrante?
(Alexandre Jardin, L'Ile des Gauchers).

Il est venu me rechercher. J'aurais pu lui dire oui, céder à cette envie folle de retourner a ma vie maintenant réglée depuis 2 ans, lui glisser dans l'oreille que je l'aime que je l'aime que je l'aime, le prendre fiévreusement dans mes bras et lui dire que ça n'arrivera plus. Oui j'aurais pu et sur le moment ça m'aurait incroyablement soignée. J'aurais oublié cette semaine, l'enfouissant au fond de la masse ralentie de mon cerveau et souriant à mon bonheur retrouvé.

J'aurais pu mais je ne l'ai pas fait. Tout simplement parce que ce qui aurait été magique les deux premières semaines se serait aussitôt retransformé en une routine monotone, frustrante et dommageable. Rien n'est réglé tout reste à reconstruire. Ce n'est pas trois jours enfiévrés dans une chambre trop connue qui auraient traduit nos souffrances et nos espérances. Ce ne sont pas des caresses sucrées et des mots d'amour susurrés qui auraient transformé 2 ans d'habitude en un avenir nouveau.

Je souffre moi-même horriblement de ce choix. Je pense que le futur se dessinera mieux avec un temps de pause prolongé. Une mi-temps où la fin du match? A nous de voir. et je réfléchirais sûrement mieux après L'Ile des Gauchers et Les Coloriés d'Alexandre Jardin, Ainsi, peut-être, qu'Alice au pays des merveilles. Mercure, si j'ai le temps, avant la fin des vacances. Bon week-end à vous. Le changement d'heure va éclairer les passions, je le souhaite.

# Posté le dimanche 25 mars 2007 06:59

Modifié le dimanche 25 mars 2007 07:09